Lexique

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Lexique Retrouvez ici le lexique de l'eczéma. Cliquez sur une lettre et découvrez la définition de chaque terme.

A

  • Acariens

    Les acariens sont de petits parasites microscopiques, très présents dans notre environnement : matelas, rideaux, tapis, peluches…Ils sont surtout impliqués dans les maladies respiratoires mais également dans des affections cutanées et oculaires.

  • Aciclovir

    Médicament anti-viral utilisé pour traiter l'herpès et le zona. L'aciclovir (ou acyclovir) est notamment indiqué dans les herpès atypiques ou graves qui peuvent survenir au cours de la dermatite atopique (voir eczema herpeticum).   Le valaciclovir est un médicament proche, qui se transforme en aciclovir dans l’organisme et a les mêmes indications. Dans les cas habituels, ces anti-viraux sont efficaces par voie orale.

  • Acides gras essentiels

    Les acides gras sont des lipides simples qui participent à de nombreux métabolismes et aussi à la structure des membranes cellulaires. Certains d’entre eux sont dits essentiels parce que l’organisme ne sait pas les synthétiser ; il faut donc les absorber dans l’alimentation. L’épiderme fabrique des lipides complexes (céramides) qui contiennent des acides gras essentiels. Certaines anomalies de ces lipides ont été mises en évidence dans la dermatite atopique et on a pensé qu’il serait peut-être possible de les corriger en apportant ces acides gras essentiels, soit par voie topique, soit par voie orale.  Cependant, les tentatives d’amélioration de la DA par apport d’huiles contenant des acides gras essentiels (huile d’onagre, huile de bourrache, …), surtout ceux appelés omega-6 comme l’acide linoléique, ont donné des résultats décevants. 

  • Acropulpite

    Dermite localisée à l’extrémité des doigts ou des orteils, surtout chez les enfants. Lire la suite

  • Acupuncture

    L’acupuncture est une technique médicale traditionnelle chinoise, qui consiste en l’implantation d’aiguilles en des points précis du corps. L’acupuncture fait partie des médecines dites alternatives, comme l’homéopathie, qui sont essayées dans de nombreuses indications par certaines personnes qui leur font confiance.  Indépendamment d’un effet placebo qui peut être appréciable, notamment sur l’état nerveux, l’acupuncture n’a pas démontré d’efficacité dans la dermatite atopique.   

  • Aéroallergène

    Allergène contenu dans l’air, comme la poussière de maison, les pollens de graminées, les phanères (poils) animales. L’inhalation d’aéroallergènes est à l’origine des allergies respiratoires (rhinites, sinusites, bronchites). Il est possible que les altérations de la peau atopique favorisent une pénétration transépidermique des aéroallergènes. Lire la suite

  • Allaitement maternel

    L’allaitement maternel (au sein) possède de nombreux avantages sur l’allaitement artificiel (au biberon). Ce sont à la fois des avantages psychologiques et nutritionnels. En outre, on a pensé que le fait de retarder l’introduction de protéines non humaines (lait de vache) dans l’alimentation des nourrissons pouvait prévenir la dermatite atopiquee et les autres manifestations de l’atopie. Mais, à la suite de nombreux essais cliniques, on sait maintenant que l’allaitement maternel, même prolongé, ne prévient pas l’atopie. Lire la suite

  • Allergène

    C’est une substance qui provoque des réactions allergiques. exemple : la poussière de maison, les pollens, sont les principaux allergènes respiratoires.

  • Allergie

    L’allergie est une réaction anormale, exagérée du système immunitaire de l’organisme, consécutive à un contact avec une substance étrangère (l’allergène). Les allergies peuvent revêtir différentes formes, dont l’eczéma, l’asthme, le rhume des foins, les allergies alimentaires ainsi que les réactions sévères aux piqûres d’insectes.

  • Allergie à l'oeuf

    L’allergie à l’œuf est une des principales allergies alimentaires. Certains enfants atopiques sont allergiques à l’œuf. Mais comme toujours en matière d’allergie, il ne faut pas confondre tests positifs et réelle allergie. Et rappelons qu’en dehors de troubles digestifs caractérisés, il est inutile de tester les atopiques aux allergènes alimentaires.

  • Allergie alimentaire

    Les rapports entre les allergies alimentaires et la dermatite atopique sont très complexes et ont fait perdre leur latin à bien des parents. En pratique, il faut considérer qu’il s’agit de deux situations indépendantes : la dermatite atopique n’est pas causée par une allergie alimentaire, il est inutile de faire des tests, et il est également inutile, sauf en cas de symptomes digestifs, de faire des tests d’exclusion ou d’autres explorations.

  • Allergie de contact

    Eczéma dû à des substances allergisantes appliquées sur la peau. Le plus fréquent des eczémas de contact est dû aux objets métalliques contenant du nickel (bijoux fantaisie, accessoires vestimentaires).

  • AMP cyclique

    Petite molécule qui joue un rôle très important dans le fonctionnement de nombreuses fonctions de l’organisme. Certains travaux ont montré que dans la maladie atopique, il existe une augmentation anormale d’une enzyme appelée la phosphodiestérase, dont la fonction est de dégrader l’AMP cyclique. Ainsi, l’AMP cyclique est diminuée dans les globules blancs (leucocytes), d’où une réactivité anormale. Des inhibiteurs de la phosphodiestérase pourraient donc corriger les anomalies cellulaires de l’atopie. Ils sont actuellement en cours d’essais cliniques, dans l’asthme et aussi la dermatite atopique.

  • Anallergique

    Qui ne provoque pas d’allergie

  • Anaphylaxie

    Ce nom barbare signifie « contraire de prophylaxie », contraire de la protection. L’anaphylaxie correspond à une allergie aiguë impressionnante, avec urticaire géante, étouffement, baisse de la tension artérielle. Ce choc anaphylactique peut être mortel s’il n’est pas rapidement traité. Il est souvent dû à un médicament (allergie à la pénicilline).

  • Antibiotique

    Médicament actif contre les infections dues à des bactéries. La dermatite atopique peut se surinfecter, et nécessiter des traitements antibiotiques.

  • Antigène

    Molécule déclenchant la production d’anticorps dirigés contre elle.

  • Antihistaminique

    Médicament qui sert à réduire ou à éliminer les effets de l’histamine (médiateur chimique endogène libéré au cours des réactions allergiques)... Lire la suite

  • Antiseptique

    Substance agissant localement, à la surface de la peau par exemple, contre les bactéries et parfois aussi les virus. Contrairement aux antibiotiques, les antiseptiques ont un spectre d’action large, et ne suscitent presque pas de résistances. Il existe de nombreux antiseptiques, avec chacun des avantages (efficacité) et des inconvénients (tolérance). La chlorhexidine est actuellement le plus utilisé. Lire la suite

  • Asthme

    L’asthme est une maladie des bronches, caractérisée par une tendance à la bronchoconstriction, c’est-à-dire à un resserrement qui empêche d’expirer normalement (dyspnée expiratoire, sifflement). Certains asthmes sont dûs à une allergie. L’asthme fait partie des maladies atopiques et certains enfants atteints d’eczéma auront plus tard de l’asthme. C’est ce qu’on appelle la « marche atopique ». Il est difficile de prévenir cette évolution, mais il faut en tout cas supprimer les facteurs d’irritation bronchique, dont surtout le tabac. Contrairement à une croyance encore répandue, le fait de soigner l’eczéma ne favorise pas l’asthme. Lire la suite

  • Ataxie-télangiectasies

    Maladie héréditaire rare se manifestant par des troubles de l’équilibre (c’est le sens du mot « ataxie ») dues à des lésions du cervelet et des dilatations des petits vaisseaux de la peau (petites varicosités, appelées télangiectasies). Les enfants atteints d’ataxie-télangiectasies peuvent avoir un eczéma atopique et d’autres maladies de peau, comme une sensibilité aux infections.

  • Atelier d'éducation thérapeutique

    C’est un lieu dédié à la prise en charge de patients atteints de maladies chroniques : psoriasis, asthme, diabète...

  • Ateliers de l'atopie

    Les ateliers, ou écoles, de l’atopie, sont des structures offrant aux enfants atopiques et à leurs parents des services complémentaires aux consultations médicales : explications prolongées sur la maladie et ses traitements, écoute personnalisée, discussions sur les problèmes pratiques, informations sur les mesures utiles, rencontre avec d’autres patients et parents, des infirmières spécialisées, des psychologues, éventuellement des diététiciennes. Ces ateliers entrent dans le cadre de l’éducation thérapeutique, qui est maintenant bien codifiée, et conseillée pour la prise en charge des maladies chroniques. La participation à des ateliers de ce type permet de mieux prendre en charge l’eczéma et de diminuer les inquiétudes liées à l’eczéma. Notre site internet de la Fondation Dermatite Atopique fournit toutes informations utiles pour participer à des ateliers de l’atopie.

  • Atopie

    L’atopie est une prédisposition génétique aux allergies. « Atopie » s’emploie notamment pour qualifier certaines maladies qui touchent plusieurs organes. exemples : l’eczéma atopique pour la peau, l’asthme pour le poumon.

  • Atopy patch-test

    Voir Patch-tests

  • Autoantigène

    Normalement, le système immunitaire ne fabrique des anticorps que contre des antigènes extérieurs à l’organisme. Mais il arrive que des protéines de l’organisme se comportent comme des antigènes et déclenchent des réponses immunes. On parle alors d’auto-antigènes,et de maladies auto-immunes. Dans la dermatite atopique, des protéines épidermiques altérées par l’inflammation et le grattage peuvent devenir des auto-antigènes, ce qui prolonge l’inflammation.

B

  • Bactéries

    Micro-organismes qui peuvent être bien tolérées par l’organisme, ou au contraire responsables d’infections. Dans la dermatite atopique, les principales bactéries pouvant causer des infections sont les staphylocoques dorés. 

  • Barrière cutanée

    Aussi appelée barrière épidermique. La peau est à l’interface entre l’organisme et le monde extérieur. La peau représente une barrière contre la déshydratation et la pénétration d’éléments indésirables contre les microbes, les allergènes ou les produits chimiques toxiques. Lorsque la peau est sèche (xérose) ou enflammée (eczéma), sa fonction de barrière est défaillante.

  • Basophile

    Une des catégories de globules blancs du sang, ainsi appelés à cause de leur réaction aux colorants utilisés pour compter les cellules sanguines . Les basophiles, ou polynucléaires basophiles, sont très peu nombreux, mais ils interviennent dans certaines réactions allergiques.

  • Betaméthasone

    Une des molécules de corticoïde les plus utilisées. Le valérate de betaméthasone et le dipropionate de betamétasone sont des principes actifs de dermocorticoïdes très efficaces.

  • Biopsie de peau

    Petit prélèvement de peau, fait sous anesthésie locale à l’aide d’un bistouri ou d’un « punch » (sorte d’emporte-pièce). Le fragment prélevé est ensuite observé au microscope, ce qui permet de préciser un diagnostic de maladie dermatologique, lorsqu’il n’est pas possible de le faire cliniquement. Dans la dermatite atopique, seuls des cas très particuliers nécessitent une biopsie de peau. Les biopsies de peau laissent des cicatrices minimes.

C

  • Candida albicans

    Champignon microscopique, présent en petites quantités dans le tube digestif. Il arrive que les Candida albicans colonisent la peau, donnant en général des pustules.

  • Cataracte

    Opacité du cristallin, entraînant une baisse de l’acuité visuelle. La catracte est très banale chez les sujets âgés. Très rarement, au cours de la maladie atopique, des cataractes bilatérales surviennent dès l’adolescence. Les traitements corticoïdes par voie générale peuvent entrainer des cataractes, mais il est maintenant bien établi que les traitements dermo-corticoïdes de la dermatite atopique n’augmentent pas le risque de cataracte.

  • Cellules dendritiques

    Cellules du système immunologique ayant notamment comme fonction de présenter les antigènes aux lymphocytes. Les cellules de Langerhans sont des cellules dendritiques épidermiques. Il existe aussi des cellules dendritiques dermiques.

  • Céramides

    Classe de lipides de fort poids moléculaire, présents au niveau des membranes cellulaires, et aussi des lipides entourant les cellules épidermiques de la couche cornée. Certains travaux ont montré des anomalies des céramides dans l’épiderme de la dermatite atopique. Ces anomalies participent au déficit de la fonction de barrière épidermique

  • Chéilite

    Inflammation des lèvres. Une chéilite peut être due au soleil, à une irritation, à une allergie, ou faire partie de la dermatite atopique.

  • Chimiokines

    Molécules faisant partie des cytokines, et dont la fonction essentielle est d’attirer les cellules, notamment sur les lieux des réactions inflammatoires. La plus connue des chimiokines (on dit parfois chémokines) s’appelle l’interleukine 8.

  • Chlorhexidine

    Antiseptique très utilisé, présent dans de nombreuses spécialités. La chlorhexidine est efficace et très bien tolérée. Il faut bien connaître les modalités d’utilisation du produit à la chlorhexidine que l’on utilise.

  • Choc anaphylactique

    Un état de choc est une défaillance circulatoire aiguë (syncope, baisse de tension). Les chocs anaphylactiques sont des allergies aiguës nécessitant un traitement d’urgence.

  • Claudines

    Molécules participant à certaines liaisons entre les cellules épidermiques appelées les jonctions serrées. Leur fonction est essentielle à l’efficacité de la fonction barrière.

  • Climatothérapie

    La climatothérapie est l’utilisation d’effets bénéfiques du climat pour la santé. Il s’agit le plus souvent de climats ensoleillés (on parle aussi d’héliothérapie). Les cures thermales combinent des techniques hydrothérapiques avec des eaux aux propriétés médicales, et les bienfaits de la climatothérapie

  • Colonisation microbienne

    La peau, en contact avec le milieu extérieur, n’est pas stérile, mais héberge de nombreuses espèces bactériennes. On dit qu’elle est colonisée par des bactéries. Cette colonisation est normale, il ne s’agit pas d’une infection. La peau des sujets atopiques est très fréquemment colonisée par des staphylocoques dorés, au contraire des sujets non atopiques. Lire la suite

  • Comorbidités

    On parle de comorbidités (ou co-morbidités) lorsqu’un sujet est atteint de plusieurs maladies. Par exemple, psoriasis et hypertension artérielle. Dans le cas de la dermatite atopique, la coexistence d’asthme fait plutôt parler de maladie atopique ou de syndrome dermo-respiratoire.

  • Complexe majeur d'histocompatibilité

    Il s’agit d’un ensemble de gènes qui contrôlent les réponses immunes, et notamment la reconnaissance des cellules étrangères et donc le rejet des greffes. On l’appelle aussi le système HLA (Human leukocyte antigen). Certains marqueurs HLA sont plus fréquents dans certaines maladies. Par exemple B27 et certains rhumatismes. Dans le cas de l’atopie, le système HLA n’a pas d’importance particulière. Le système HLA a été découvert en 1958 à l’hôpital Saint-Louis à Paris par le Pr Jean Dausset (prix Nobel 1980).

  • Conjonctivite

    Inflammation de la conjonctive (blanc de l’œil). Il peut s’agir d’une allergie.

  • Conservateurs

    La plupart des cosmétiques et des médicaments topiques doivent être protégés contre une contamination microbienne, pendant leur fabrication et aussi pendant leur utilisation. Cette protection est assurée par des substances anti-microbiennes appelées conservateurs. L’utilisation des conservateurs est très strictement réglementée (réglementation française et européenne) et tous les conservateurs utilisés à l’heure actuelle ont un excellent niveau d’efficacité et de sécurité, même si des intolérances individuelles peuvent, très rarement, s’observer. Les principaux conservateurs sont les parabens, les alcools, le formol, le triclosan, le Kathon, l’Euxyl, et d’autres substances chimiques . Certains procédés de fabrication et de maintien en milieu stérile (cosmétique stérile) permettent de se passer de conservateur.

  • Contagion

    La contagion est le fait de transmettre une maladie de façon directe ou indirecte. L’eczéma n’est pas contagieux...

  • Cornéocyte

    Les principales cellules de l’épiderme s’appellent les kératinocytes. Dans la couche cornée (stratum corneum), qui est la couche la plus superficielle de l’épiderme, elles sont aplaties et dépourvues de noyaux. On les appelle des cornéocytes.

  • Corticophobie

    La corticophobie, ou phobie des dermocorticoïdes, est une crainte excessive de... Lire la suite

  • Corticothérapie générale

    Administration de cortisone ou d’un de ses dérivés, soit en comprimés (voie orale), soit en piqûres (voie parentérale). La corticothérapie générale est un traitement puissant de certaines maladies inflammatoires, qui expose à de nombreux effets secondaires si elle est prolongée. Une corticothérapie générale est très rarement nécessaire dans la dermatite atopique.

  • Corticothérapie locale

    Application de corticoïdes sous forme de crème (ou pommade ou gel). La corticothérapie locale a été découverte en 1952 et a constitué une véritable révolution dans le traitement des eczémas et notamment de la dermatite atopique. C’est en effet le traitement le plus efficace. Bien entendu, pour en tirer tous les avantages et en éviter les inconvénients, il faut respecter les règles d’utilisation. Il existe une trentaine de dermocorticoïdes différents. On les classe selon leur puissance anti-inflammatoire, et il faut savoir que plus ils sont puissants (efficaces), plus on risque des effets secondaires si on les utilise de façon prolongée.   Lire la suite

  • Cosmétiques

    Les cosmétiques sont des produits que l’on applique sur la peau de façon superficielle. Il en existe deux sortes : Les cosmétiques de parure (maquillages, rouge à lèvres, …) ont une fonction d’embellissement. Les cosmétiques dits actifs ont une fonction d’amélioration de certaines propriétés de la peau. Par exemple, ils hydratent, ils améliorent le relief, ils protègent contre le soleil. Les cosmétiques sont soumis à une règlementation stricte, mais différente de celle des médicaments. Certains cosmétiques peuvent être mal tolérés (irritations, allergies) mais c’est actuellement rare. Dans la dermatite atopique, l’hydratation de la peau est une nécessité quotidienne. Les produits hydratants, qui agissent sur les couches superficielles de la peau, peuvent avoir un statut de cosmétique. Certains ont obtenu le statut de médicament, du fait de leurs propriétés. Certains enfin ont un statut intermédiaire, de dispositif médical (DM). Du point de vue de l’utilisateur, ces différences réglementaires n’ont pas grande importance.

  • Crème

    Emulsion de principes actifs et d’excipients constituant un médicament pour usage local, ou un produit de dermo-cosmétique. Les crèmes sont en général onctueuses et agréables à utiliser. Les pommades sont plus grasses, plus épaisses, et les gels sont plus fluides.

  • Critères diagnostiques

    Ce sont les signes qui permettent aux médecins d’être sûrs du diagnostic de dermatite atopique. Par exemple, l’aspect de l’eczéma, les démangeaisons, la chronicité, …. En fait, ces critères sont surtout utilisés dans les grandes études cliniques. En pratique, le diagnostic de dermatite (ou d’eczéma) atopique ne pose guère de problème.

  • Croûtes

    Lorsqu’un liquide biologique (sang, pus, sérosité) sèche ou coagule, cela forme une croûte solide. Par exemple, le suintement d’eczéma peut donner des croûtes jaunâtres. Un traitement local est nécessaire pour éliminer rapidement ces croûtes, qui peuvent se surinfecter.

  • Croûtes de lait

    Cette expression familière désigne les squames (plaques) du cuir chevelu de la dermite séborrhéique infantile, une maladie bénigne des nourrissons, qui n’a d’ailleurs rien à voir avec le lait. Les croûtes de lait sont très différentes de l’eczéma du cuir chevelu des nourrissons atopiques : elles ne démangent pas, elles ne suintent pas.

  • Cure thermale

    Les eaux thermales ont des propriétés reconnues comme bénéfiques, notamment dans l’eczéma. Les stations spécialisées en dermatologie ont développé des techniques de soins appropriées, ce qui permet après une cure de 18 jours d’obtenir une amélioration durable. Le forfait thermal est remboursable à 65 % du tarif de base conventionné.

  • Cushing (Syndrome de)

    Maladie endocrinienne due à un excès de fabrication d’hormones corticoïdes par les glandes surrénales. Les traitements corticoïdes généraux à fortes doses entraînent un syndrome de Cushing médicamenteux. Les dermocorticoïdes utilisés correctement n’entraînent jamais de telles complications.

  • Cyclosporine

    Médicament immunosuppresseur très puissant, utilisé surtout pour prévenir le rejet des greffes d’organe. La cyclosporine est aussi utilisée dans certains cas graves de maladies inflammatoires, comme la dermatite atopique. Lire la suite

  • Cytokines

    Molécules fabriquées par certaines cellules et agissant, à distance, sur d’autres cellules (cyto- vient du mot grec qui signifie cellules). Les interleukines, les chimiokines, les facteurs de croissance, entre autres, sont des cytokines. Les cytokines sont omniprésentes dans le système immunitaire et l’inflammation. Les traitements anti-inflammatoires visent à s’opposer à l’action des cytokines inflammatoires.

D

  • Dartres

    Vieux mot au sens flou. Il peut désigner, dans le langage populaire, des plaques d’eczéma sec. Les médecins préfèrent parler d’eczématides.

  • Défensines

    Molécules produites par la peau et dotées de propriétés antimicrobiennes. On parle parfois d’antibiotiques naturels.

  • Déficit immunitaire congénital

    Maladie génétique caractérisée par une défaillance d’une des composantes du système immunitaire. Ceci se traduit par des infections fréquentes et graves. Certains déficits immunitaires particuliers s’accompagnent d’un eczéma qui ressemble à la dermatite atopique : syndrome de Buckley ou syndrome hyper-IgE, syndrome de Wiskott-Aldrich, par exemple. Dans les cas habituels de dermatite atopique, il existe une fragilité de la peau vis-à-vis de certaines infections (staphylococcies, herpès), mais pas de réel déficit immunitaire.

  • Démangeaisons

    Les démangeaisons sont des sensations incitant au grattage, et habituellement soulagées par le grattage. Le terme médical de prurit est synonyme de démangeaisons. Les démangeaisons, ou le prurit, sont le symptome principal de la dermatite atopique. Dans toutes les échelles d’évaluation de la gravité de la dermatite atopique, les démangeaisons sont un paramètre très important.

  • Dépigmentation

    Décoloration, ou éclaircissement, ou blanchiment de la peau. Certaines maladies se manifestent uniquement par une dépigmentation, comme par exemple le vitiligo. Les inflammations importantes de la dermatite atopique entraînent des troubles de la pigmentation cutanée (ou dyschromies), qui peuvent être des hyperpigmentations (la peau est plus foncée) ou des dépigmentations (la peau est plus claire. Lire la suite

  • Dermatite atopique

    L’eczéma atopique (ou dermatite atopique) désigne les manifestations inflammatoires cutanées récidivantes associées à l’atopie. L’eczéma atopique est une dermatose chronique prurigineuse et inflammatoire, évoluant par poussées.

  • Dermatite herpétiforme

    Maladie bulleuse auto-immune assez rare, caracterisée par de petites bulles, avec un aspect caractéristique à la biopsie, et des dépôts d’IgA au sommet des papilles dermiques. La dermatite herpétiforme n’a pas de lien avec la dermatite atopique.

  • Dermatophagoides

    Nom scientifique des acariens constituant la poussière de maison. L’allergie à ces acariens (Dermatophagoides pteronyssinus) joue un rôle dans l’asthme et certaines rhinites. Dans la dermatite atopique, s’il est conseillé de vivre dans un environnement normalement propre, l’importance de l’allergie aux acariens de la poussière de maison est discutée, et probablement mineure.

  • Dermatophytes

    Champignons microscopiques ayant une affinité particulière pour la couche cornée. Ils sont donc responsables d’infections cutanées superficielles : teignes du cuir chevelu chez les enfants, plaques arrondies de la peau, intertrigos (pied d’athlète notamment) et mycoses des ongles, surtout des orteils.

  • Dermatose

    Issu du grec « derma » = peau, les dermatoses désignent toutes les affections de la peau indépendamment de leur cause.

  • Dermatose plantaire juvénile

    Inflammation bénigne de la peau de la plante des pieds des enfants, se traduisant par un aspect rouge et vernissé. Lire la suite

  • Dermite

    Terme désignant l’inflammation de la peau, indépendamment de son origine

  • Dermite d'irritation

    Inflammation secondaire au contact avec certaines substances mal supportées par la peau. Le plus souvent, ce sont des tensio-actifs : savons, détergents. Les dermites d’irritation entraînent rougeurs, desquamation, sensations de brûlure. En principe, contrairement aux eczémas qui sont des dermites allergiques, il n’y a pas de prurit ni de vésicules. Dans les professions exposant aux irritations, des précautions sont indispensables (port de gants, utilisation de produits de toilette doux). Lire la suite

  • Dermite de contact

    Inflammation de la peau due au contact avec certaines substances. On distingue deux types de dermites de contact : - Les dermites d’irritation, dites aussi orthoergiques - Les eczémas allergiques de contact. En pratique, il n’est pas toujours facile de faire la différence entre les deux. Les personnes exposées par leur profession à des contacts irritants ou allergisants (coiffeuses, maçons, certaines industries) doivent prendre des précautions particulières.

  • Dermite périoculaire

    Inflammation siègeant autour des yeux. Elle s’associe souvent à une dermite péri-orale

  • Dermite périorale

    Inflammation (rougeurs) siègeant autour de la bouche. Il y a de nombreuses causes aux dermites périorales. Parfois, il s’agit d’une sorte de réaction paradoxale à une utilisation excessive ou inadéquate de dermocorticoïdes sur le visage. Les dermites périorales sont bénignes mais parfois durables.

  • Dermite séborrhéique infantile

    Maladie de peau particulière aux petits nourrissons (entre 1 et 6 mois) parfois appelée maladie de Leiner-Moussous. La dermite séborrhéique infantile se manifeste par des rougeurs des fesses, parfois des rougeurs des plis, et des croûtes de lait particulièrement tenaces et abondantes. Des soins locaux antiseptiques entraînent une amélioration rapide. Il n’y a pas de lien entre la dermite séborrhéique infantile et la dermatite atopique.

  • Dermocorticoïdes

    Médicaments utilisés en dermatologie pour leur action anti-inflammatoire contre les dermatoses (maladies de peau). Exemples : eczéma, psoriasis

  • Dermographisme

    Le dermographisme, c’est « la peau qui marque » : le simple frottement de la peau provoque une strie d’urticaire, rouge et en relief. Parfois, c’est une réaction bénigne, et dans ce cas il n’y a pas de démangeaisons. Un dermographisme récent et prurigineux est l’équivalent d’une urticaire, et doit faire rechercher le mêmes causes (médicaments, aliments, …).

  • Désensibilisation spécifique

    Technique de traitement allergologique consistant en l’injection régulière de petits doses d’allergènes, dans le but de provoquer une réaction immunologique qui atténuera ou supprimera l’allergie. Dans certains cas, comme l’allergie à des venins d’insectes, la désensibilisation spécifique est un traitement efficace. Par contre, dans la dermatite atopique, même en cas de tests positifs, les désensibilisations spécifiques n’entraînent pas d’amélioration.

  • Desquamation

    Terme médical désignant la formation de squames ou d’écailles à la surface de la peau. On dit aussi que la peau pèle. Certaines maladies se caractérisent par une desquamation abondante. Lire la suite

  • Diathèse atopique

    « Diathèse » est un mot de l’ancien français qui a presque totalement disparu du vocabulaire médical. On parle donc très rarement de diathèse atopique, ce qui est en pratique synonyme de terrain atopique : prédisposition familiale aux maladies atopiques : dermatite atopique, rhino-conjonctivite allergique, asthme.

  • Dyschromie

    Anomalie de la pigmentation, ou couleur, de la peau. On distingue les hyperpigmentations, où la peau est plus foncée que normalement (exemple : le mélasma), et les hypopigmentations, où la peau est plus claire (exemple : le vitiligo). Les inflammations de la peau, comme par exemple la dermatite atopique, peuvent entraîner des dyschromies transitoires.

  • Dysidrose

    Variété d’eczéma qui siège au niveau des paumes et plantes, et des faces palmo-plantaires et latérales des doigts et des orteils. La dysidrose se caractérise par des petites boules remplies de liquide séreux (vésicules), très prurigineuses. Tous les eczémas, dont la dermatite atopique, peuvent se manifester sous forme de dysidrose. Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, les dysidroses n’ont pas de lien avec la sueur. L’épaisseur de la couche cornée à ces endroits est probablement responsable de cet aspect particulier.

E

  • EASI

    Eczema Area and Severity Index (Index de surface et de séverité de l’eczéma). Il s’agit d’une échelle permettant de coter la surface et la sévérité (gravité) de la dermatite atopique. Lire la suite

  • Echelle visuelle analogique

    Simple ligne de 10 cm de long, utilisée pour demander aux patients de coter l’intensité de la douleur, ou des démangeaisons, qu’ils ressentent. 0 signifie aucune douleur (ou démangeaison), 10 signifie la douleur (ou la démangeaison) la plus intense imaginable.

  • Ecole de l’atopie

    L’école de l’atopie est un lieu dédié à la prise en charge des patients, atteints de signes atopiques. exemples : eczéma, psoriasis, asthme, diabète…..

  • Eczéma

    Terme général du vocabulaire dermatologique désignant des dermatoses inflammatoires caractérisées par des rougeurs, des petites vésicules (source de suintement) et des démangeaisons. Les deux principales variétés d’eczéma sont la dermatite atopique (ou eczéma atopique) et les eczémas allergiques de contact.

  • Eczéma atopique

    L’eczéma atopique (ou dermatite atopique) désigne les manifestations inflammatoires cutanées récidivantes associées à l’atopie. L’eczéma atopique est une dermatose chronique prurigineuse et inflammatoire, évoluant par poussées.

  • Eczéma des mains

    Eczéma siégeant sur les mains, et donc dû en général à un contact allergisant répété, professionnel ou non.

  • Eczéma des paupières

    La peau des paupières est particulièrement fine et sujette aux réactions d’eczéma. La dermatite atopique des grands enfants et des adultes atteint souvent les paupières. Une cause classique d’eczéma des paupières est l’allergie au vernis à ongles. Lire la suite

  • Eczéma herpeticum

    Cette expression latine est utilisée dans les textes médicaux anglo-saxons pour désigner les herpès graves qui peuvent compliquer la dermatite atopique. En français, on parle souvent de « pustulose varioliforme de Kaposi-Juliusberg ». En effet, la peau atopique est particulièrement sensible aux infections par le virus de l’herpès. Toutes ne sont pas très graves, mais la plupart nécessitent un traitement antiviral par voie générale.

  • Eczéma nummulaire

    Eczéma se présentant sous forme de plaques arrondies bien limitées, évoquant la forme de pièces de monnaie.

  • Eczéma professionnel

    Eczéma dû à une allergie à un produit rencontré au cours de l’exercice professionnel. Il en existe de nombreuses causes. Les eczémas professionnels donnent lieu à une prise en charge particulière par l’assurance-maladie. Les services hospitaliers de pathologie professionnelle (ou de santé au travail) sont spécialisés dans la prévention et la prise en charge des dermatoses (et des autres maladies) professionnelles.

  • Eczématides

    Terme dermatologique assez vague désignant des eczémas subaigus. Les sujets atopiques peuvent présenter des éruptions à type d’eczématides.

  • Education thérapeutique ou (ETP)

    L’éducation thérapeutique est un ensemble de pratiques visant à permettre au patient l’acquisition de compétences, afin de pouvoir prendre en charge de manière active sa maladie, ses soins et sa surveillance, en partenariat avec ses soignants.

  • Emollient

    Un émollient est une crème ou une pommade qui hydrate et assouplit la peau.

  • Eosinophiles

    Une des catégories des polynucléaires sanguins (ou globules blancs). Le nombre d’éosinophiles dans le sang est augmenté dans les parasitoses, les maladies allergiques, et certaines maladies rares. Dans la dermatite atopique, il existe souvent une augmentation modérée des éosinophiles sanguins, sans importance partique.

  • Epiderme

    Couche externe de la peau. L’épiderme se caractérise par une différenciation progressive des cellules qui deviennent aplaties et déshydratées ? Ces cellules, ou cornéocytes, constituent la couche cornée, ou stratum corneum, qui assure la solidité de l’épiderme et sa fonction de barrière, ou d’interface, vis-à-vis du milieu extérieur. Dans la dermatite atopique, il existe de nombreuses anomalies épidermiques qui sont probablement la cause de la maladie.

  • Erythème

    Rougeur de la peau.

  • Erythrodermie

    Grave maladie de peau, qui est rouge et enflammée dans sa totalité. Il existe de nombreuses causes d’érythrodermie : dermatite atopique, psoriasis, lymphomes, réaction médicamenteuse, maladie génétique.  Lire la suite

  • Erythrodermie ichtyosiforme

    Nom donné à une variété d’ichtyose héréditaire, où la peau est rouge et desquame sur la totalité du corps. Cet aspect peut être observé dès la naissance.

  • ETFAD

    Acronyme anglais signifiant : European Task Force on Atopic Dermatitis. Groupe de spécialistes qui a notamment mis au point le SCORAD (Voir Task Force).

  • Eviction alimentaire

    Suppression d’un aliment précis du régime d’un enfant. Une allergie vraie à un aliment justifie l’éviction de cet aliment du régime alimentaire. Par contre, il ne faut pas éliminer des aliments sans raison médicale. Dans la dermatite atopique, aucune éviction alimentaire n’est justifiée en l’absence de trouble digestif et de bilan allergologique et nutritionnel précis. Rappelons que les allergies alimentaires sont très rares chez les enfants qui ont une dermatite atopique sans trouble digestif.

  • Excoriation

    Une excoriation est une écorchure.

  • Extrinsèque

    D’origine extérieure. Certains chercheurs ont voulu distinguer la dermatite atopique extrinsèque, due à des allergies, et la dermatite atopique intrinsèque sans manifestations allergiques. Cette distinction n’a pas beaucoup d’intérêt pratique.

  • Ezcéma de contact

    Eczéma secondaire à l’application sur le peau de substances déclenchant une réaction immunologique particulière. Les plus fréquents des eczémas de contact sont dus au nickel (bijoux fantaisie), au chrome (ciment). Les médicaments locaux et cosmétiques peuvent, rarement, entraîner des eczémas de contact. Les eczémas de contact siègent à l’endroit de l’application de la substance allergisante (allergène de contact). On peut en apporter la preuve par des tests épicutanés, ou patch-tests. Les substances suspectes sont appliquées sur le dos, dans des conditions bien précises. Après 48 heures d’application, on peut voir à l’endroit du test une petite plaque d’eczéma.

F

  • Fibres C

    Variété de fibres nerveuses présentes dans la peau et jouant un rôle dans le prurit (démangeaisons). Elles sont notamment stimulées par l’histamine.

  • Filaggrine

    C’est un composant essentiel de la barrière cutanée

  • Fissure sous-auriculaire

    Craquelure dans le pli sous l’oreille, due à l’eczéma atopique, fréquente, douloureuse, et pouvant être à l’origine de surinfections.

  • Folliculaire

    Adjectif désignant ce qui se rapporte aux follicules pileux de la peau. Une dermatose qui siège surtout au niveau es follicules pileux est appelée folliculaire, ou pilaire (les deux termes sont synonymes). Par exemple, la peau « râpeuse » sur les bras est une kératose pilaire, ou folliculaire.

G

  • Gel

    Forme galénique plus fluide que les crèmes

  • Glycérine

    La glycérine, ou glycérol, est un lipide simple, très utilisé dans les cosmétiques... Lire la suite

  • Goudrons

    Le goudron de houille (coal tar en anglais) est un produit de distillation de la houille. Malgré sa couleur brun-noir peu agréable, il a longtemps été utilisé dans des pommades pour soigner le psoriasis et les eczémas chroniques. Il existait aussi des shampooings au goudron pour le psoriasis et les états pelliculaires. Actuellement, des préparations au goudron de houille ou à d’autres goudrons (ichtyol) sont parfois conseillées car ils peuvent être utiles dans certaines situations. Le goudron contient des centaines de molécules dont certaines sont potentiellement cancérigènes. Lire la suite

  • Grattage

    Action de se gratter la peau, conséquence du prurit (démangeaisons). Dans la dermatite atopique où le prurit est intense et chronique, le grattage entraîne des modifications de la peau, comme par exemple un épaississement (appelé par les dermatologues lichénification). Au cours des ateliers, ou écoles de l’atopie, la maîtrise du grattage par diverses techniques alternatives fait partie des objectifs importants.

H

  • Hanifin et Rajka

    Jon Hanifin (USA) et Georg Rajka (Norvège) sont deux éminents dermatologues, célèbres pour avoir proposé, en 1979, des critères destinés à faciliter le diagnostic de la dermatite atopique. Ceci est utile en pratique quotidienne pour les cas difficiles, et en recherche clinique pour s’assurer que l’on parle bien de la même maladie. Les « critères de Hanifin et Rajka » sont très utilisés par les chercheurs en dermatologie.

  • Haptène

    Terme immunologique désignant les allergènes de très petit poids moléculaire. Les allergènes de l’eczéma de contact sont en général es haptènes.

  • Héliothérapie

    Traitement utilisant l’exposition au soleil naturel. Les photothérapies utilisent des ultraviolets en cabine (UVA ou UVB ou les deux), l’héliothérapie utilise le soleil naturel, notamment dans les stations thermales ou climatiques. La dermatite atopique est améliorée par l’héliothérapie et les photothérapies, évidemment sous contrôle médical.

  • Herbes chinoises

    La médecine chinoise traditionnelle fait appel à des décoctions d’herbes. Il en existe des milliers. Il y a quelques années, certains auteurs ont pensé que les herbes chinoises, en infusion buvable, pouvaient avoir une efficacité significative dans la dermatite atopique. Cet espoir a été déçu, ce qui n’est pas surprenant car les prescriptions en médecine chinoise sont personnalisées, et répondent à d’autres critères que ceux que nous utilisons.

  • Herpès

    Maladie virale due à un virus de la classe des herpèsvirus, HSV-1 ou HSV-2. Il existe plusieurs variétés d’herpès : les herpès récidivants du visage (boutons de fièvre), les herpès génitaux (transmissibles par voie sexuelle),e t des herpès graves dans des cas particuliers (nouveau-nés, personnes immunodéprimées). Lire la suite

  • Histamine

    Substance naturelle contenue notamment dans certaines cellules : les basophiles circulant dans le sang et les mastocytes présents dans certains tissus, dont la peau. La libération d’histamine dans la peau, sous l’influence de stimulis divers, entraîne une lésion d’urticaire (plaque rouge surélevée prurigineuse). Les anti-histaminiques (appelés anti-H1 car spécifiques du récepteur 1 de l’histamine) sont efficaces contre l’urticaire. Lire la suite

  • Histiocytose

    Maladie due à une prolifération de cellules particulières de la peau, appelée les histiocytes.

  • Homéopathie

    L’homéopathie, fondée au 19eme siècle par Samuel Hahnemann, est une doctrine médicale fondée sur des principes très différents de la médecine « normale ». Certains lui font confiance pour influencer le fonctionnement de l’organisme, mais il n’y a aucune preuve d’une efficacité quelle qu’elle soit. En pratique, on ne peut pas compter sur un traitement homéopathique pour améliorer les symptômes de la dermatite atopique.

  • Huile de poisson

    Huile animale, particulièrement riche en vitamine D et en acides gras essentiels de la série omega-3. La plus connue est l’huile de foie de morue. Actuellement, on administre la vitamine D sous forme de prescription médicamenteuse. Une supplémentation en acides gras omega-3 n’a pas d’intérêt dans la dermatite atopique.

  • Hyper-IgE

    Syndrome de déficit immunitaire congénital comportant une sensibilité à certaines infections et un taux très élevé d’IgE dans le sang. Ce syndrome décrit par le Dr Rebecca Buckley est parfois appelé syndrome de Buckley, ou aussi syndrome de Job. Dans la dermatite atopique, les IgE sont élevées, mais de façon plus modérée.

  • Hyperlinéarité palmaire

    Visibilité excessive des lignes de la main, qui est un des critères mineurs, de peu d’importance, de dermatite atopique.

  • Hyperpigmentation

    Teinte foncée de la peau, qui peut être caractéristique de certaines maladies générales (maladie d’Addison, ou insuffisance surrénalienne), de certaines dermatoses comme le mélasma, ou une conséquence de l’inflammation prolongée, comme dans certains cas de dermatite atopique.

  • Hyperplasie épidermique

    Terme histologique désignant une augmentation d’épaisseur de l’épiderme. Lire la suite

  • Hypersensibilité immédiate

    Variété d’allergie où les manifestations cliniques surviennent très rapidement (quelques minutes) après l’introduction de l’allergène Par exemple, allergie à des piqûres d’insectes, à certains médicaments. Les manifestations d’hypersensibilité immédiate sont une dyspnée (gêne respiratoire) asthmatiforme, une urticaire, un état de choc (appelé choc anaphylactique).

  • Hypersensibilité retardée

    Variété d’allergie où les manifestations cliniques surviennent tardivement (quelques heures à quelques jours) après l’introduction de l’allergène. Le meilleur exemple en est l’eczéma allergique de contact. L’hypersensibilité, ou immunité, ou allergie retardée ne fait pas intervenir des anticorps comme les autres variétés de réponses immunes, mais uniquement les lymphocytes T.

  • Hypoallergénique

    Qui diminue les risques d’allergies

  • Hypothèse hygiéniste

    Hypothèse selon laquelle les allergies seraient dues à un excès d’hygiène au début de la vie. Les enfants élevés en ville, de façon « propre », avec peu de contacts avec des bactéries, verraient ainsi leur système immunitaire dévié vers des allergies, au lieu de se consacrer à la lutte contre les infections. L’hypothèse hygiéniste a connu un certain succès il y a quelques années. Certains auteurs ont pensé qu’elle expliquait l’augmentation de fréquence des allergies, dont la dermatite atopique, dans les pays occidentaux. Mais cette hypothèse n’est pas actuellement vérifiée. En tout cas, il ne faudrait pas croire que les jeunes enfants doivent souffrir d’infections pour être à l’abri des allergies. Une telle attitude aurait beaucoup d’inconvénients, et probablement aucun avantage.

I

  • Ichtyose vulgaire

    Les ichtyoses sont des maladies héréditaires de la kératinisation (formation de l’épiderme). Il en existe plusieurs formes, de gravité variable. La plus fréquente des ichtyoses, qui est aussi la moins grave, est appelée ichtyose vulgaire (vulgaire veut dire fréquente). Elle débute dans l’enfance et se caractérise par une peau sèche et écailleuse, surtout sur le tronc et les membres. On dit parfois « peau de lézard », « peau de serpent ». Le terme ichtyose lui-même provient du mot grec qui signifie « poisson ». Lire la suite

  • IgE

    Les IgE (immunoglobulines E) sont une variété particulière d’anticorps, fabriqués par les lymphocytes (globules blancs) le plus souvent en réponse à des allergies ou à des maladies parasitaires. Dans la dermatite atopique, les IgE sanguines sont augmentées, mais de façon variable. Doser les IgE dans le sang, qu’il s’agisse des IgE totales ou des IgE spécifiques de certains allergènes, n’a guère d’intérêt dans la dermatite atopique.

  • Immunité adaptative

    Partie du système immunitaire qui réagit en s’adaptant de façon spécifique aux antigènes, grâce à des récepteurs portés par les lymphocytes ou circulants (anticorps). Les principales cellules de l’immunité adaptative sont les lymphocytes T (porteurs de récepteurs pour les antigènes) et les lymphocytes B, qui fabriquent les anticorps. En pratique, toutes les parties du système immunitaire agissent de façon coordonnée, et les cellules de l’immunité adaptative sont activées par les mécanismes de l’immunité innée.

  • Immunité innée

    Partie du système immunitaire qui réagit aux antigènes sans avoir besoin de les reconnaître de façon spécifique. Ainsi, l’immunité innée intervient rapidement, c’est une première ligne de défense. La peau contient beaucoup d’éléments de l’immunité innée : récepteurs appelés Toll-like récepteurs (TLR) qui reconnaissent les agresseurs, peptides (petites protéines) qui ont des propriétés d’antibiotiques naturels, cellules de Langerhans qui vont présenter les antigènes aux lymphocytes, qui réagiront spécifiquement et fabriqueront des anticorps.

  • Immunoglobulines

    En pratique, synonyme d’anticorps. Les anticorps sont des protéines appelées des globulines. Selon leur structure, on les divise en plusieurs classes : les IgG, les IgA, les IgM, les IgD, les IgE. Les IgE interviennent dans certaines allergies. Les autres classes ont diverses fonctions, dont la principale est la défense contre les infections.

  • Immunoglobulines E ou (IgE)

    Les IgE sont les anticorps impliqués plus particulièrement dans les phénomènes de l’allergie.

  • Immunosuppresseur topique

    Il s’agit d’une nouvelle classe de médicaments locaux de l’eczéma. (ce ne sont pas des dermocorticoïdes) Ils sont très efficaces mais doivent être utilisés avec prudence sur avis médical.

  • Impétiginisation

    Surinfection d’une lésion initialement non infectée. Par exemple, des lésions d’eczéma atopique peuvent se surinfecter, à streptocoques ou à staphylocoques, et prendre un aspect plus ou moins typique d’impétigo... Lire la suite

  • Impétigo

    Infection bactérienne de la peau assez banale chez les enfants, se manifestant par de petites bulles (cloques) et des croûtes jaunâtres. Les impétigos siègent surtout sur le visage. Ils sont dus à des streptocoques, ou à de staphylocoques, ou à l’association des deux. Sauf dans les cas très minimes, on conseille habituellement de prendre des antibiotiques adaptés pendant plusieurs jours, en plus du traitement local.

  • Infection

    Une peau infectée est irritable, enflammée, rouge et présente à sa surface des petites pustules jaunes ou rouges. Le staphylocoque doré est la bactérie la plus fréquemment impliquée dans l’infection de la peau, chez un patient souffrant d’eczéma.

  • Inflammation

    Modification des tissus associant classiquement douleur, rougeur, augmentation de la chaleur locale, et gonflement (œdème). On parle de maladie inflammatoire lorsque cette inflammation n’est pas due à une infection. Par exemple, arthrite (rhumatisme), crise de goutte, …. La dermatite atopique, tout comme le psoriasis, sont des maladies inflammatoires chroniques de la peau.

  • Inhibiteurs de calcineurine

    Médicaments immunosuppresseurs, ainsi appelés par ce qu’ils suppriment, ou inhibent, certaines réactions immunologiques. Par voie générale, ils sont utilisés pour éviter le rejet des organes transplantés (rein, cœur, …). Ce sont la cyclosporine et le tacrolimus. Lire la suite

  • Insomnies

    L’insomnie, et plus généralement les troubles du sommeil, sont une des conséquences les plus pénibles du prurit de la dermatite atopique. En effet, les patients qui dorment mal ont ensuite des déficits d’attention (scolarité, profession, …) qui retentissent sur toute leur vie personnelle et relationnelle. Les troubles du sommeil font partie des signes mesurés par le SCORAD. Leur amélioration est un des buts principaux du traitement.

  • Interférons

    Cytokines intervenant dans les réactions immunologiques. Leur nom vient d’une de leurs premières propriétés découvertes : une interférence avec les infections virales.

  • Interleukines

    Les interleukines font partie des cytokine. Ce sont des molécules du système immunitaire transmettant des signaux, ou des instructions, d’une cellule à une autre (c’est l’étymologie du terme interleukines). Il existe plus de 20 interleukines, appelées IL-1, IL-2, …. Dans la dermatite atopique, il existe un relatif excès de certaines interleukines qui agissent de concert avec les lymphocytes TH2 (T-helpers de type 2) comme l’IL-4, l’IL-5, l’IL-13. Sur le plan pratique, il faut savoir qu’il n’existe pas encore de traitement visant spécifiquement les interleukines importantes dans la dermatite atopique.

  • Intrinsèque

    Intrinsèque s’oppose à extrinsèque et signifie « sans intervention de facteurs extérieurs ». Certains chercheurs ont voulu distinguer la dermatite atopique extrinsèque, due à des allergies, et la dermatite atopique intrinsèque sans manifestations allergiques. Cette distinction n’a pas beaucoup d’intérêt pratique.

  • Involucrine

    Une des molécules importantes dans la formation de l’épiderme, phénomène appelé kératinisation. L’involucrine participe à la solidité des cornéocytes (cellules de la couche cornée) et donc à la fonction de barrière de l’épiderme.

J

  • Jonction dermo-épidermique

    Zone séparant l’épiderme du derme, parfois appelée membrane basale, ou basale. La jonction dermo-épidermique est faite de plusieurs structures (collagènes, molécules d’adhésion, …). Les maladies de la jonction dermo-épidermique peuvent être héréditaires (épidermolyses bulleuses) ou acquises (maladies bulleuses auto-immunes). La dermatite atopique ne met pas en jeu la zone de jonction dermo-épidermique.

K

  • Kaposi-Juliusberg

    Dermatologues autrichiens du dix-neuvième siècle. Ils ont décrit une maladie pustuleuse à laquelle on a donné leur nom, et qui correspond à un herpès grave, survenant à titre de complication de la dermatite atopique. Le terme de « pustulose varioliforme de Kaposi-Juliusberg » est souvent utilisé par les dermatologues français. Les anglo-saxons parlent de « eczema herpeticum » (voir ce terme).

  • Kératinocyte

    Type de cellules dites épithéliales, qui sont les principales cellules de l’épiderme. Les autres sont les mélanocytes responsables de la couleur de la peau, et les cellules de Langerhans qui appartiennent au système immunitaire. La fonction essentielle de l’épiderme s’appelle kératinisation. Il s’agit d’une transformation progressive des kératinocytes en cellules plates, déshydratées, sans noyau, qui constituent la couche cornée, qui exerce la fonction de barrière. Ces kératinocytes « morts » (ou plus exactement matures) desquament dans le milieu extérieur. Cette desquamation est normalement invisible. Dans certains circonstances, elle entraîne des squames, des écailles, des pellicules.

  • Kératose pilaire

    Maladie fréquente de la peau, se traduisant par de petites élevures à l’endroit des orifices pilaires (ou folliculaires) donnant à la peau un aspect « en râpe à fromage ». Le plus souvent, la kératose pilaire s’observe sur les cuisses et la face externe des bras. Dans la dermatite atopique, la kératose pilaire serait assez fréquente ; c’est un des critères diagnostiques dits mineurs, c’est-à-dire de peu d’importance.

L

  • Lactobacilles

    Bactéries faisant partie de la flore intestinale normale, non pathogène. De nombreux travaux ont étudié l’efficacité des Lactobacilles, et d’autres probiotiques (bactéries bénéfiques pour la santé), dans la prévention et le traitement de la dermatite atopique. Ils ont donné des résultats discordants, actuellement difficiles à interpréter. En pratique en tout cas, il ne faut pas compter sur l’administration de probiotiques (yaourtts, suppléments alimentaires) pour améliorer une dermatite atopique.

  • Lait maternisé

    Les laits artificiels pour nourrissons sont le plus souvent à base de lait de vache. Les protéines et les lipides (matières grasses) de ces laits sont différents de ceux du lait maternel et ceci peut entraîner des intolérances. Dans les laits maternisés, la composition chimique se rapproche de celle du lait maternel. Il ne faut pas changer de lait à la légère, sans conseil médical. Dans la dermatite atopique, des essais de laits contenant des protéines de lait de vache hydrolysées (coupées en petits fragments pour être mieux assimilées) ont été pratiqués. Les résultats ne sont pas concluants à l’heure actuelle.

  • Langerhans (cellules de)

    Cellules de l’épiderme découvertes au 19ème siècle par Paul Langerhans, qui était à ce moment étudiant en médecine. Il s’agit de cellules dendritiques (de forme étoilée) qui jouent un rôle dans le déclenchement des réponses immunes, notamment dans l’allergie de contact.

  • Lanoline

    Lipide complexe obtenu à partir de la laine de mouton, très utilisé en cosmétique... Lire la suite

  • Latex

    Substance complexe obtenue à partir de l’hévéa. Le latex est élastique et est à la base de la fabrication du caoutchouc. Le latex est susceptible de déclencher des allergies.

  • Leiner-Moussous (maladie de)

    Autre dénomination de la dermite séborrhéique infantile (voir ce terme). Moussous était un pédiatre bordelais, Leiner un pédiatre allemand.

  • LEKTI

    Inhibiteur de protéases, enzymes dégradant les protéines. L’équilibre entre les protéases et leurs inhibiteurs joue un rôle important dans la dermatite atopique, et dans des maladies proches, comme le syndrome de Netherton qui est dû à un déficit génétique de la molécule appelée LEKTI, une anti-protéase. Du fait de ce déficit, les protéases sont hyperactives et dégradent des protéines importantes pour la fonction épidermique. Il en résulte de nombreuses anomalies : état ichtyosique, inflammation.

  • Leucotriènes

    Molécules lipidiques proches des prostaglandines, et intervenant dans l’inflammation, notamment de la peau.

  • Lichénification

    Épaississement de la peau.

  • Lipides épidermiques

    Les lipides épidermiques sont une partie importante de la couche cornée. On les compare au ciment entourant les « briques » que sont les cellules, ou cornéocytes. Les lipides épidermiques sont constitués de stérols, d’acides gras, et de céramides. Ils interviennent dans l’intégrité de la couche cornée, et donc dans la fonction barrière. Lorsque ces lipides sont altérés, la fonction épidermique est compromise et le rôle des traitements émollients est de la réparer. Dans la dermatite atopique, à côté des anomalies protéiques comme le déficit en filaggrine, des modifications des lipides épidermques jouent un rôle, mais celui-ci est encore mal connu.

  • Loricrine

    La loricrine est une des protéines importantes de l’enveloppe cornée qui entoure les cornéocytes. Elle participe donc à la solidité de l’épiderme et à sa fonction barrière.

  • Lotion

    Variété d’émulsion cosmétique de consistance liquide. Le terme « solution » en est pratiquement synonyme.

  • Lymphocyte B

    Variété de lymphocytes dont la fonction essentielle est la fabrication d’anticorps (dont, entre autres, les IgE). B fait référence au fait que chez les oiseaux, ces lymphocytes se différencient dans un organe annexé au tube digestif appelé la bourse de Fabricius. On en connaît pas son équivalent chez l’homme.

  • Lymphocyte T

    Variété de lymphocytes dont les fonctions essentielles sont l’immunité retardée (voir Hypersensibilité retardée) et la coopération avec les lymphocytes B qui produisent les anticorps. Il existe de nombreuses sous-populations de lymphocytes T, désignées par des marqueurs de surface (par exemple T CD4+) ou par leur fonction (par exemple, T-effecteurs, T-régulateurs). Les lymphocytes T qui stimulent les réponses immunes sont appelés T-helpers (qui aident). Dans la dermatite atopique, il est probable qu’existe un certain déséquilibre parmi les lymphocytes T-helpers (TH). Les lymphocytes TH2 prédomineraient sur les lymphocytes TH1, ce qui favoriserait la production d’IgE. En fait, l’immunorégulation dans la dermatite atopique est un domaine excessivement complexe et insuffisamment connu. Surtout que les troubles de l’immunorégulation ne sont pas indépendants des anomalies épidermiques.

  • Lymphocytes

    Variété de globules blancs. Les lymphocytes sont les cellules principales du système immunitaire et interviennent à ce titre dans les défenses anti-infectieuses, les allergies, et toutes les autres fonctions du système immunitaire.

M

  • Macrophages

    Cellules du système immunitaire de grande taille, dont la fonction essentielle est de « manger » (phagocyter) les bactéries. Les macrophages sont donc essentiels aux défenses anti-infectieuses.

  • Maladie auto-immune

    Normalement, le système immunitaire réagit contre des éléments extérieurs (microbes le plus souvent). Dans les maladies auto-immunes, il réagit contre des cellules ou des organes normaux, ce qui entraîne des troubles au niveau de ces organes. Par exemple, certaines thyroïdites sont dues à des auto-anticorps, dirigés contre des constituants normaux de la thyroïde. Certaines maladies bulleuses (pemphigus, pemphigoïde) sont dues à des auto-anticorps anti-peau.

  • Maladie professionnelle (dermatose)

    On parle de maladie professionnelle lorsqu’elle est déclenchée ou aggravée par les conditions de l’exercice professionnel. C’est le cas de certains eczémas de contact, qui sont donc des dermatoses professionnelles. Elles sont prises en charge de façon particulière par l’assurance-maladie. Les personnes atopiques ont avantage à éviter les situations favorisant les eczémas de contact.

  • Malassezia

    Variété de champignons microscopiques normalement présents sur la peau, mais qui peuvent être responsables de certaines maladies, comme le pityriasis versicolor (taches blanches ou brunes sur le tronc).

  • Marche atopique

    Le terme de marche atopique est parfois utilisé pour désigner le fait que, en général, les différentes maladies atopiques surviennent de façon successive dans le temps : dermatite atopique chez le nourrisson, asthme chez le grand enfant, rhino-conjonctivite plus tard. Cependant, il n’y a là rien d’obligatoire, et il faut savoir que la majorité des enfants présentant une dermatite atopique n’auront pas d’asthme. Cette notion est cependant intéressante. Par exemple, on pense actuellement que les anomalies de l’épiderme (déficit en filaggrine) favorisent la pénétration d’allergènes qui pourront provoquer ultérieurement des allergies respiratoires. Lire la suite

  • Mastocytes

    Cellules présentes dans le derme (et dans d’autres tissus). Les mastocytes ont la particularité de contenir de très nombreux grains remplis de substances comme l’histamine, qui déclenchent des manifestations de type allergique si elles sont libérées. Par exemple, les plaques d’urticaire sont dues à une libération d’histamine par les mastocytes du derme. De nombreux mécanismes sont à l’origine de cette libération.

  • Mastocytose

    Maladie due à une prolifération de mastocytes. Cela entraîne des lésions cutanées particulières, et, rarement des lésions osseuses ou digestives.

  • Molluscum contagiosum

    Les molluscums contagiosums sont de petites lésions perlées, ombiliquées (déprimées en leur centre), bénignes, fréquentes chez les enfants. Elles sont dues à des virus et comme leur nom l’indique, elles sont contagieuses, sur un même enfant et d’un enfant à l’autre. Lire la suite

N

  • Netherton (syndrome de)

    Maladie génétique associant trois manifestations : une ichtyose particulière, débutant par une érythrodermie (voir ce terme) et prenant ensuite un aspect particulier de desquamation en double collerette, des anomalies de la structure des cheveux (en forme de bambou) et un eczéma très proche de la dermatite atopique, qui peut être grave. La maladie de Netherton est due à une mutation du gène spink5, qui code pour un inhibiteur de protéases appelé LEKTI (voir ce terme). Ainsi, faute d’inhibition, les protéases épidermiques sont activées et il en résulte la desruction de plusieurs protéines, dont la filaggrine. Un même excès de protéases a été mis en évidence dans la dermatite atopique.

  • Neuromédiateurs

    Molécules intervenant dans la transmission des informations entre les fibres nerveuses, et entre les fibres nerveuses et d’autres cellules, comme les cellules de l’épiderme. Des perturbations des neuromédiateurs sont associées au prurit et au grattage.

  • Neuropeptides

    Les neuropeptides sont de petites protéines (quelques acides aminés) sécrétés par les cellules nerveuses et agissant sur les cellules et tissus environnants pour transmettre les signaux nerveux. Il existe de nombreux neuropeptides et certains interviennent dans le déclenchement des démangeaisons, si importantes dans la dermatite atopique.

  • Névrodermite

    Ancien terme dermatologique désignant un épaississement et un quadrillage de la peau dus uniquement au grattage, sans autre cause (notamment, sans eczéma). Il y a eu une certaine confusion dans l’utilisation de ce terme, qui a eu comme conséquence fâcheuse que certains ont considéré la dermatite atopique comme une maladie nerveuse, voire une maladie psychiatrique.

  • Nickel

    Métal entrant dans la composition de la plupart des bijoux fantaisie (ceux qui ne sont pas en or pur). Le nickel est le plus fréquent des allergènes responsables d’eczéma allergique de contact. Les personnes atopiques, qui ont une peau fragile au sens large, doivent éviter les contacts allergisants non nécessaires. Par exemple, on ne perçera pas les oreilles des petites filles pour leur mettre des boucles d’oreille.

  • NMF

    Natural Moisturizing Factor, ou facteur naturel d’hydratation. Ce terme désigne les substances qui, dans la couche cornée, sont responsables de l’état d’hydratation des cellules. Les principaux éléments du NMF sont l’acide hyaluronique, l’urée, et des acides aminés. Beaucoup d’entre eux résultent de la dégradation de la filaggrine qui survient normalement au niveau de la couche cornée.

  • Nummulaire (eczéma)

    Eczéma se présentant sous forme de plaques arrondies bien limitées, évoquant la forme de pièces de monnaie.

O

  • Oedème

    Gonflement dû à la présence de liquide dans les tissus. Par exemple, les jambes gonflées de personnes présentant une insuffisance veineuse sont un œdème. Dans la dermatite atopique, il n’y a pas d’œdème important, parce que le liquide résultant de l’inflammation s’écoule, sous forme de suintement.

P

  • Papillomavirus

    Virus responsables des papillomes humains. Les principaux sont les verrues, les papillomes laryngés, les condylomes génitaux.

  • Papule

    Lésion cutanée surélevée solide (non liquidienne).

  • Parabens

    Ce terme désigne des conservateurs : parahydroxybenzoate de méthyle, d’éthyle, de propyle, de butyle, de méthyle. Les parabens sont très efficaces contre les bactéries et les champignons, ce qui explique leur large utilisation. Comme tous les constituants des cosmétiques, les parabens ont fait l’objet d’études toxicologiques très poussées (effets oestrogéniques, effets cancérigènes) et on considère actuellement que leur utilisation est sans danger pour la santé. Cependant, un débat existe.

  • Patch tests

    Nom souvent donné aux tests épicutanés, effectués par application sur le dos des substances suspectes, et qui servent à diagnostiquer les eczémas allergiques de contact. Un test positif se traduit par l’apparition d’une petite lésion d’eczéma, qui est bien visible 48 à 72 h après l’application du test. Le terme d’atopy patch tests désigne des tests épicutanés faits non pas avec des allergènes de contact, mais avec des allergènes dont on soupçonne le rôle dans la dermatite atopique, comme des extraits d’acariens. Leur intérêt est discuté. Faire des tests allergologiques pour trouver a cause de l'eczéma

  • Pelade

    Maladie des cheveux se traduisant par une chute rapide et complète des cheveux sur une zone arrondie limitée (pelade en plaques) ou sur une vaste zone, voire sur tout le cuir chevelu (pelade totale). Les poils du corps, les sourcils, les cils, peuvent aussi être atteints. A part la perte des cheveux, la peau est tout à fait normale. La pelade est bénigne mais peut être extrêmement gênante psychologiquement, d’autant que le traitement en est difficile. Les pelades en petites plaques repoussent souvent bien. Certains patients peladiques ont un terrain atopique, mais cette constatation est sans conséquence pratique.

  • Peptides antimicrobiens

    Substances naturellement produites par l’épiderme et ayant des propriétés antibactériennes. Les peptides antimicrobiens, ou antibiotiques naturels, font partie de l’immunité innée et jouent un rôle important dans la défense de la peau contre les infections, et aussi dans d’autres fonctions de l’épiderme.

  • Perlèche

    Inflammation du pli (commissure) des lèvres. Parfois il s’agit d’un simple eczéma, voire d’une irritation, parfois d’une infection par des bactéries ou des champignons.

  • Pertes d'eau transépidermiques

    A l’état normal, de petites quantités d’eau s’évaporent de l’épiderme ; on les appelle des pertes insensibles, parce qu’on ne s’en aperçoit pas. Cette évaporation est un bon marqueur de l’intégrité de l’épiderme et de sa fonction de barrière. Si celle-ci est compromise, beaucoup d’eau s’échappe par l’épiderme et les pertes insensibles augmentent. Lorsqu’un traitement aboutit à une amélioration de l’état de l’épiderme, une des façons de le prouver est de mesurer les pertes insensibles, qui diminuent.

  • PH

    Le PH sert à calculer l’acidité de la peau Une peau normale a un PH de 6,5, une peau sèche inférieur à 6,5.

  • Phalangette (unité)

    Une des grandes difficultés en dermatologie est la quantification précise des traitements locaux. En effet, autant il est facile d’avaler, par exemple, un comprimé par jour, autant il est difficile d’appliquer une quantité précise de médicament local (synonyme : topique) sur la peau. Les quantités appliquées dépendent de la consistance du produit et de la façon dont on l’applique. Son absorption dépend de la région du corps, de l’état de la peau (normale ou malade) et de nombreux autres facteurs (âge, vêtements, …). Certains dermatologues ont conseillé de préciser les quantités appliquées en comptant le nombre d’unités phalangette. Une unité phalangette est la quantité de crème ou de pommade qui sort du tube et remplit la longueur de la phalangette (dernière phalange) de l’index. Cette unité n’est pas très précise mais correspond à environ 500 mg, soit la quantité nécessaire pour traiter environ 250 cm² de peau (un rectangle de 25 cm sur 10). Tout ceci est compliqué et peu utilisé en pratique. Mais il n’en reste pas moins vrai qu’il faut tenir compte des quantités de médicaments utilisés, particulièrement pour les dermocorticoïdes. On sera attentif à ne pas dépasser la dose indiquée par le médecin, et à utiliser de petites quantités, que l’on diminue rapidement dès l’amélioration obtenue.

  • Phénoxyéthanol

    Le phénoxyéthanol est un conservateur (voir ce terme). Comme tous les constituants des cosmétiques et des excipients des médicaments locaux, il est soumis à une réglementation très stricte. La toxicité du phénoxyéthanol est très faible. Cependant, à la suite de certaines interrogations, les autorités sanitaires ont récemment conseillé, à titre de précaution, de ne pas utiliser de lingettes pour bébés contenant du phénoxyéthanol.

  • Phosphodiestérase

    Enzyme participant au métabolisme de l’AMP cyclique (voir ce terme), importante molécule pour tout le fonctionnement cellulaire. Des inhibiteurs de phosphodiestérase sont actuellement à l’essai pour le traitement de l’asthme et de la dermatite atopique.

  • Phospholipides

    Molécules lipidiques de grande taille, qui sont notamment présentes dans la membrane des cellules, et aussi dans les couches lipidiques qui entourent les cornéocytes et participent à la barrière de perméabilité de l’épiderme. Des anomalies des phospholipides épidermiques (céramides) ont été mises en évidence dans la dermatite atopique et pourraient jouer un rôle dans l’anomalie épidermique qui est probablement à l’origine de la maladie.

  • Photoallergie

    Allergie de contact aggravée par l’exposition solaire. L’exemple le plus connu est la dermite en breloque : une application de parfum auquel on est allergique suivie d’une exposition... Lire la suite

  • Photosensibilité

    Augmentation anormale de la sensibilité au soleil. Cela peut être dû à certaines maladies, ou encore à la prise de certains médicaments. Dans la dermatite atopique, il arrive, rarement, que la photosensibilité soit augmentée. On parle alors de photo-aggravation de la dermatite atopique.

  • Phototests

    Tests permettant de mesurer la sensibilité au soleil. On expose une région du dos à des quantités précises d’UVA et d’UVB. Plusieurs techniques sont utilisées en fonction du problème clinique posé. Le test le plus utilisé est la mesure de la DEM, ou dose érythémale minimum. C’est la quantité minimale d’UVB qui provoque une rougeur (équivalent d’un coup de soleil). La DEM est exprimée en Joules par centimètres carrés. Elle varie en fonction du phototype (couleur naturelle de la peau) et de certaines maladies, appelées photodermatoses. Ces explorations compliquées sont rarement nécessaires

  • Photothérapie

    Traitement de certaines maladies de peau utilisant les ultraviolets. Ce peut être des UVA, ou des UVB, de longueur d’onde plus courte, ou les deux. L’association d’UVA et d’un psoralène oral, médicament photosensibilisant (augmentant la sensibilité aux UV) s’appelle la PUVAthérapie. La PUVAthérapie est un traitement efficace du psoriasis et de certaines autres maladies de peau. Dans la dermatite atopique, chez les grands enfants, adolescents et adultes non améliorés par les traitements habituels, une photothérapie peut être indiquée. Il s’agit en général d’UVB, ou de l’association d’UVA et d’UVB. Les photothérapies sont en général bien tolérées mais doivent être attentivement surveillées. Lire la suite

  • Pimécrolimus

    Médicament inhibiteur de calcineurine, donc de la même famille que le tacrolimus, utilisé par voie topique dans le traitement de la dermatite atopique. Pour des raisons commerciales et/ou réglementaires, le pimécrolimus n’a pas été commercialisé en France. Lire la suite

  • Placebo

    Placebo est un mot latin qui signifie : « je plairai ». On appelle effet placebo les améliorations de maladies ou de symptômes obtenues sans action pharmacologique, mais par une action de suggestion, ou psychologique. Un placebo est un simple comprimé inerte, imitant la forme d’un médicament. Dans les dermatoses inflammatoires chroniques comme la dermatite atopique, l’effet placebo est assez important. C’est pourquoi, avant d’affirmer qu’un traitement est efficace, il faut prouver qu’il obtient de meilleurs résultats que le placebo, « faux médicament ». L’effet placebo nécessite qu’à la fois le patient et le médecin ne sachent pas que le médicament pris est inerte. C’est le principe des essais thérapeutiques dits « en double aveugle ».

  • Pli de Dennie-Morgan

    Double pli (ride) situé sous la paupière inférieure, qui se voit fréquemment chez les personnes atteintes de dermatite atopique. C’est un des critères mineurs de diagnostic, qui n’a pas grande valeur.

  • PO-SCORAD

    Le SCORAD (voir ce terme) est la technique de mesure de gravité de la dermatite atopique la plus utilisée. Les cotations sont effectuées par un médecin. PO-SCORAD veut dire SCORAD effectué par le patient lui-même (Patient-Oriented). A l’aide d’images typiques et d’explications précises, les patients, même les enfants assez grands, peuvent en effet coter les différents signes de la dermatite atopique (érythème, vésicules, …), la surface atteinte, l’importance des démangeaisons et des troubles du sommeil. L’intérêt du PO-SCORAD est double. D’une part, il apprend aux patients à comprendre et préciser les signes de la dermatite atopique ; d’autre part, il peut être effectué fréquemment, par exemple toutes les semaines, et renseignera le médecin sur l’évolution de la maladie (poussées, rémissions) entre deux consultations. Plus d'informations sur le PO-Scorad 

  • Pollinose

    Allergie respiratoire aux pollens, éléments reproducteurs de certaines plantes (graminées, bouleau, pin, …) transportés dans l’atmosphère. La pollinose comporte une rhinite allergique, ou rhume des foins, une rhino-conjonctivite, un asthme. Les pollens ont une répartition géographique connue et une saisonnalité bien précise.

  • Pollution

    Terme général désignant les altérations de l’environnement dues à l’activité industrielle, à l’environnement urbain, à la circulation automobile, …. La pollution joue surtout un rôle dans les maladies respiratoires, incluant l’asthme. Cependant, les polluants industriels et les particules fines agissent aussi sur la peau, avec des conséquences encore mal connues. Il est probable qu’ils fragilisent la barrière épidermique et favorisent la dermatite atopique.

  • Pommade

    Emulsion médicamenteuse ou cosmétique de consistance relativement épaisse, et donc assez peu agréable à utiliser. Cependant, les pommades ont un effet occlusif qui est utile dans les eczémas chroniques.

  • Poussée

    La dermatite atopique est une maladie chronique, qui évolue par poussées entrecoupées de périodes de rémissions. Les poussées sont souvent déclenchées par des stress, psychologiques ou autres. Au cours d’une poussée, il existe une inflammation importante nécessitant en général une corticothérapie locale. Au cours des rémissions, le traitement émollient et les mesures générales sont en habituellement suffisants.

  • Poussière de maison

    Terme désignant la présence dans l’environnement domestique habituel d’acariens microscopiques (Dermatophagoides) qui peuvent déclencher des allergies respiratoires. Les acariens se trouvent en général dans les tentures, les tapis, la literie. En cas de dermatite atopique sans atteinte respiratoire, l’élimination scrupuleuse des acariens est habituellement de peu d’effet.

  • Prébiotiques

    Les prébiotiques sont des sucres utilisés par les probiotiques (bactéries intestinales non pathogènes) pour leur croissance.

  • Prednisone

    Nom chimique du principal dérivé de la cortisone utilisé pour les corticothérapies orales. (Voir corticothérapie générale)

  • Prévalence

    Nombre de personnes atteintes d’une certaine maladie à un moment donné dans une population donnée.

  • Prick-tests

    Tests d’allergie au cours desquels on fait pénétrer l’allergène à travers l’épiderme en piquant la peau avec un vaccinostyle. Les tests par injection, qu’il s’agisse des prick-tests ou des tests intradermiques, sont utilisés en allergologie respiratoire. Un test positif se traduit par une papule prurigineuse, qui apparaît dans les minutes suivant l’administration de l’allergène.

  • Probiotiques

    Les probiotiques sont des bactéries normalement présentes dans le tube digestif et considérées comme ayant un effet bénéfique sur la santé. Cet effet est activement étudié dans de nombreux domaines, surtout les maladies digestives. Les bactéries digestives ont un rôle dans l’établissement de l’immunité digestive et aussi de l’immunité générale. Lire la suite

  • Prostaglandines

    Molécules lipidiques, dérivées de l’acide arachidonique, intervenant dans de nombreuses fonctions de l’organisme, dont l’inflammation.

  • Protéases

    Enzymes clivant les protéines. Il existe de très nombreuses protéases, et les conséquences de leurs actions sont très variables. Dans la dermatite atopique, il existe un excès de protéases dans l’épiderme, qui sont responsables du clivage de certaines protéines importantes pour le fonctionnement de l’épiderme, comme par exemple la filaggrine.

  • Protéines du lait de vache

    Le lait est riche en lipides, glucides, et aussi protéines, comme la lactalbumine, Contrairement aux protéines du lait humain, les protéines du lait de vache (ou d’autres mammifères) peuvent être allergisantes. L’allergie aux protéines du lait de vache entraîne des troubles digestifs. Lorsqu’un enfant a une dermatite atopique sans troubles digestifs, il n’y a pas de raison de penser qu’il est allergique au lait de vache, ni à un autre aliment.

  • Prurigo

    Terme dermatologique désignant une maladie dont le prurit est le signe essentiel. De ce point de vue, on peut dire que la dermatite atopique est un prurigo. Mais actuellement, on utilise peu ce terme.

  • Prurit

    Le prurit ou démangeaison, est la manifestation principale de l’eczéma atopique. Il perturbe le sommeil et entraîne des lésions de grattage.

  • Psoriasis

    C’est une maladie chronique et bénigne de la peau, caractérisée par des lésions érythémato-squameuses... Le psoriasis est fréquent, aussi bien chez l’homme que chez la femme...

  • Psychosomatique

    Terme désignant le fait que de nombreuses maladies ont une composante psychologique importante, qui peut justifier une prise en charge spécifique. La dermatite atopique influence évidemment le psychisme, mais de façon très variable selon les patients. Lire la suite

  • Psychothérapie

    Traitement par le psychisme. On distingue deux grands groupes de psychothérapies : les psychanalyses et les techniques qui s’en inspirent, et les psychothérapies de type comportemental.

  • Pulpite

    Inflammation de la pulpe des phalanges, des doigts ou des orteils. Il peut d’agir d’une simple irritation, d’une dermatite atopique, d’un autre eczéma, ou d’une autre dermatose.

  • Pustule

    Lésion cutanée consistant en une petite cloque remplie de liquide purulent (de pus). Au cours de la dermatite atopique, la présence de pustules témoigne d’une surinfection, en général par des staphylocoques ou des streptocoques (voir Impétiginisation). Il peut aussi s’agir d’un herpès (voir Eczema herpeticum)

  • Pustulose varioliforme  

    Voir Kaposi-Juliusberg.

  • PUVA

    Technique de photothérapie (voir ce terme) associant l’exposition à des UVA et la prise préalable d’un médicament photosensibilisant de la famille des psoralènes. La PUVAthérapie est surtout utilisée pour le traitement du psoriasis.

Q

  • Qualité de vie

    Les échelles de qualité de vie sont des questionnaires visant à évaluer le retentissement des maladies chroniques sur la vie quotidienne, le ressenti psychologique, et la vie sociale (profession, loisirs, …) des patients. Le but général est de s’intéresser à ce qui affecte vraiment le bonheur individuel et la vie sociale, donc aux patients eux-mêmes, et non aux signes cliniques et biologiques auxquels les médecins s’intéressent habituellement. L’altération de la qualité de vie est souvent parallèle à la gravité de la maladie, mais pas toujours. En effet, certaines maladies en apparence bénignes peuvent retentir douloureusement sur la vie personnelle et sociale. De même, il est important de vérifier que les traitements améliorent la qualité de vie.

R

  • RAST

    Radio-Allergo-Sorbent Test. Technique immunologique utilisée (entre autres) pour mesurer le taux d’IgE globales du sang.

  • Rebond

    Poussée de la maladie faisant suite à une amélioration. Par exemple, dans la dermatite atopique, la corticothérapie locale améliore rapidement une poussée d’eczéma. Ensuite, on conseille de la diminuer progressivement, et non pas brutalement, afin d’éviter un éventuel rebond.

  • Régime d'éviction

    Régime alimentaire étudié pour ne pas contenir (éviter) un aliment qu’on ne supporte pas. Par exemple, les personnes allergiques au gluten suivront un régime sans gluten. Les régimes d’éviction doivent être entrepris à bon escient et sous strict contrôle médical. En effet, il faut que le régime garde toutes les qualités nutritionnelles nécessaires. Il est arrivé que des régimes d’éviction excessifs et injustifiés entraînent de graves carences alimentaires.

  • Rhinite

    Inflammation de la muqueuse nasale. Certaines rhinites sont infectieuses (rhumes d’origine virale), d’autres allergiques, dans le cadre de l’atopie.

  • Rhinoconjonctivite

    Atteinte allergique de la muqueuse nasale et de la muqueuse conjonctivale. La principale cause est l’allergie. Les rhino-conjonctivites par allergie aux pollens (rhume des foins) sont périodiques, survenant à des moments précis.

  • Rhume des foins

    Terme populaire désignant une rhinite par allergie aux pollens (rhinite périodique).

S

  • Sarcoptes

    Petits parasites de la peau causant la gale, maladie très prurigineuse (démangeaisons violentes). La gale se soigne facilement.

  • Savon

    Les savons sont des produits chimiques qui ont la propriété de solubiliser les graisses et salissures, ce qui permet de les éliminer. Lire la suite

  • Spink 5

    (serine protease inhibiteur de type Kazal, 5) Gène codant pour l’inhibiteur de protéases appelé LEKTI (lympho-epithelial Kazal-type inhibitor), qui est muté, et donc inactif, dans le syndrome de Netherton (voir ce terme).

  • Spongiose

    Terme histologique désignant le fait que dans les eczémas, l’œdème épidermique écarte les unes des autres les cellules normalement jointives. L’aspect réalisé évoque un peu une éponge.

  • Staphylocoques

    Bactéries très présentes dans notre environnement. Certains staphylocoques sont habituellement inoffensifs (Staphylocoques blancs), d’autres sont responsables d’infections qui peuvent être graves, comme les staphylocoques dorés. Dans la dermatite atopique, la peau est particulièrement sensible aux staphylocoques dorés. Mais le plus souvent, leur présence n’entraîne pas de conséquence. On parle de colonisation.  Lire la suite

  • Stratum corneum

    Terme latin, utilisé dans la littérature médicale française et anglaise, voulant dire « couche cornée ». Il s’agit de la couche épidermique la plus externe, en contact avec le milieu extérieur. C’est le stratum corneum qui exerce la fonction épidermique la plus importante, la fonction de barrière. Dans la dermatite atopique, il existe des anomalies constitutionnelles (innées) du stratum corneum, le plus connu étant un déficit en filaggrine.

  • Stratum granulosum

    Terme latin, utilisé dans la littérature médicale française et anglaise, voulant dire « couche granuleuse ». C’est la couche épidermique située en-dessous du stratum corneum. Elle tire son nom de sa richesse en grains bien visibles au microscope. Ces grains, appelés grains de kératohyaline, contiennent surtout de la profilaggrine, précurseur de la filaggrine.

  • Streptocoque

    Microbe appartenant au groupe des cocci Gram positifs. Les strepocoques sont responsables d’infections fréquentes : angines, d’infections respiratoires, infections cutanées comme certains impétigos, les érysipèles. Les lésions d’eczéma peuvent être surinfectées par des streptocoques. Avant la découverte des antibiotiques, les streptocoques étaient à l’origine de graves complications, notamment rénales et cardiaques.

  • Stress

    On désigne sous le nom de stress à la fois les agressions elles-mêmes quelle qu’en soit la nature, et la réponse de l’organisme à ces agressions. Lire la suite

  • Sueur

    La sueur, ou sudation, est la réponse normale de l’organisme à un excès de chaleur. La sudation peut aussi être d’origine émotionnelle. Lire la suite

  • Suintement

    Ecoulement de liquide, appelé sérosité, à partir de lésions cutanées. Le suintement est habituel dans les eczémas aigus, il découle de la rupture des vésicules. Le suintement peut coaguler en croûtes jaunâtres.

  • Superantigène

    Terme immunologique désignant certains microbes qui ont la propriété de déclencher des réactions importantes.

  • Syndets

    Terme d’origine américaine voulant dire « détergents synthétiques » (synthetic detergents). Il s’agit de produits chimiques ayant un pouvoir tensio-actif, comme les savons, mais moins agressifs que les savons, et plus proches du pH (acidité) normal de la peau. Les pains dermatologiques sont des syndets.

  • Système HLA

    (Human Leukocyte Antigen) Principal système d’histocompatibilité humaine, il consiste en des molécules portées par toutes les cellules de l’organisme, et qui sont différentes d’un individu à l’autre (sauf chez les vrais jumeaux). Le système HLA est important dans deux domaines : - Médecine de transplantation : une greffe a d’autant plus de chances de réussir que donneur et receveur sont proches dans le système HLA ; - Susceptibilité à certaines maladies. Certains groupes HLA prédisposent à certaines maladies. Par exemple, le groupe HLA B27 est fréquent dans certains rhumatismes.

  • Système immunitaire

    C’est le mécanisme qui permet à l’organisme de lutter contre l’infection ou les agressions.

T

  • T-helpers

    Voir TH1 et TH2.

  • T-régulateurs

    Sous-population de cellules T qui servent à maintenir les réponses immunes à un niveau correct, qui les empêchent de s’emballer. Un déficit en lymphocytes T-régulateurs entraîne des réponses immunes excessives : maladies auto-immunes, éventuellement allergies.

  • Tabagisme passif

    Le tabagisme passif est le fait d’être exposé à la fumée du tabac, et donc à ses conséquences nocives, sans fumer soi-même. C’est le cas par exemple des enfants dont les parents fument. Le tabagisme passif est spécialement à éviter chez les atopiques, car il majore le risque d’asthme.

  • Tachyphylaxie

    Terme pharmacologique peu utilisé signifiant que lorsqu’un médicament est utilisé trop fréquemment ou de façon inadéquate, il perd son efficacité. C’est le cas par exemple des corticoïdes locaux, qu’il ne faut pas appliquer plus de deux fois par jour.

  • Tacrolimus

    Le tacrolimus (nom commercial Protopic®) est un médicament topique anti-inflammatoire. Son mode d’action est différent de celui des corticoïdes. C’est un inhibiteur de calcineurine, et la même molécule utilisée par voie générale est un immunosuppresseur puissant (Prograf®), utilisé pour prévenir le rejet des greffes. Le tacrolimus topique est un traitement efficace et bien toléré de la dermatite atopique. Lire la suite

  • Task force européenne

    Groupe international de spécialistes de la dermatite atopique, qui se réunit régulièrement depuis une vingtaine d’années. On lui doit notamment la mise au point du SCORAD. En anglais, ce groupe de travail s’appelle ETFAD : European Task Force on Atopic Dermatitis.

  • Test d'allergie

    Terme général désignant un ensemble d’examens destinés à mettre en évidence une sensibilisation immunologique, ou une allergie. De règle générale, les tests d’allergie doivent être interprétés avec prudence, et mis en relation avec les troubles dont souffre le patient. On distingue deux types de tests d’allergie : - Les tests in vitro, ou tests de laboratoire, effectués à partir d’une prise de sang. On peut doser les IgE (anticorps de l’allergie) totales, et les IgE spécifiques d’un allergène déterminé. Il existe aussi des tests plus spécialisés, qui sont réservés aux protocoles de recherche. - Les tests in vivo, effectués sur le patient lui-même. On administre une substance pouvant être allergisante et on regarde si elle provoque une réaction. Bien entendu, de tels tests doivent être pratiqués par des médecins expérimentés, qui savent en particulier poser l’indication des tests, afin de réaliser seulement ceux qui sont vraiment utiles, et qui savent aussi les interpréter. En matière de dermatite atopique, il peut arriver que certains tests soient utiles : tests intradermiques ou par prick à lecture immédiate pour mettre en évidence une sensibilisation atopique, tests de contact ou patch-tests à lecture retardée pour diagnostiquer un eczéma de contact surajouté atopy patch test dans certaines circonstances.

  • Test d'éviction alimentaire

    Test consistant à supprimer un aliment du régime, pour voir si cela modifie une maladie. En général, on fait ensuite un test de réintroduction (ou de provocation), pour voir si le fait de reprendre cet aliment déclenche des symptômes. Dans la dermatite atopique, ces tests sont rarement utiles, et souvent difficiles à interpréter.

  • Test épicutanés

    Voir patch tests.

  • Tests intradermiques

    Une injection intra-dermique se fait avec une petite aiguille très fine, dans le derme, c’est-à-dire de façon superficielle. On voit le liquide soulever la peau. Dans les tests d’allergie atopique, on injecte les allergènes par voie intra-dermique. On peut aussi les faire pénétrer la peau après l’avoir percée, c’est ce qu’on appelle les prick tests.

  • TH1 et TH2

    T veut dire lymphocytes T (différenciés dans le thymus), les cellules du sang responsables de beaucoup de réactions immunologiques. H veut dire « helper », ou en français auxiliaires. Ce sont les lymphocytes T qui coopèrent entre eux et avec d’autres cellules pour augmenter les réponses immunes. On les appelle parfois les lymphocytes CD4, ou CD4+, parce qu’ils sont porteurs de cette molécule de surface. Parmi les lymphocytes T Helpers, il y a plusieurs sous-populations, désignées par des numéros : Les TH1 sont surtout impliqués dans la défense contre certains microbes, Les TH2 sont surtout impliqués dans la stimulation des cellules B qui produisent des anticorps, dont les IgE. Dans la dermatite atopique et l’atopie en général, il existe un certain déséquilibre de ces sous-populations, les TH2 étant plus nombreux ou plus actifs que chez les personnes non atopiques.

  • Thalassothérapie

    Traitement utilisant l’eau de mer. Il s’agit en général de séjours comportant des bains, des soins, et une diététique appropriée. La thalassothérapie est une sorte de « cure de bien-être » destinée aux personnes bien portantes, sans ambition médicale.

  • Thermalisme

    Traitement utilisant les sources d’eau minérale. Le terme « thermal » signifie qu’elles sont chaudes, mais ce n’est pas toujours le cas. Le thermalisme est un traitement médical pratiqué dans des stations construites autour des sources dont les eaux ont des propriétés particulières. Chaque station a ainsi des indications bien précises : Avène, La Roche-Posay, Uriage notamment pour les maladies de peau, Aix-les-Bains, Dax et d’autres pour les rhumatismes, La Bourboule et d’autres pour les maladies respiratoires, …. Les cures thermales obéissent à de règles médicales précises : prescription par un médecin, prise en charge par l’assurance maladie, durée de trois semaines, programme de soins effectué sous la direction de médecins spécialisés. A ce programme traditionnel s’ajoutent les bienfaits d’une prise en charge globale, médicale, psychologique, éducationnelle et environnementale.

  • Thymus

    Organe du système immunitaire situé à la base du cou.

  • TNF-alpha

    Tumor Necrosis Factor (Facteur de nécrose tumorale). Cette cytokine a de nombreuses propriétés biologiques mais intervient surtout comme promoteur des maladies inflammatoires chroniques, comme certains rhumatismes ou encore le psoriasis. Des anticorps anti-TNF alpha sont des médicaments efficaces de ces maladies inflammatoires.

  • Tolk-like récepteurs

    Récepteurs ressemblant aux récepteurs toll de la Drosophile, qui servent aux cellules à reconnaître les microbes pour déclencher des réactions de défense. Ces récepteurs appartiennent donc à l’immunité innée (voir ce terme). On connaît une dizaine de récepteurs toll-like,ou TLR. Ils sont importants en dermatologie car ils sont situés sur les kératinocytes et constituent une première ligne de défense anti-infectieuse. Ils ont aussi d’autres propriétés.

  • TSLP (cytokine)

    Thymic Stromal Lymphopoietin, ou lymphopoiétine stromale thymique. La TSLP a initialement été isolée d’une lignée de cellules thymiques, d’où son nom, mais elle est aussi sécrétée par d’autres cellules, dont les kératinocytes. Sa fonction est d’activer la différenciation lymphocytaire dans un sens favorable aux cellules TH2. On pense actuellement que la TSLP joue un rôle important dans la dermatite atopique, en étant activée par des anomalies épidermiques, et en stimulant les cellules TH2 et par voie de conséquence les lymphocytes B producteurs d’anticorps, dont les IgE. Ainsi, la TSLP constituerait le lien entre un épiderme anormal et une inflammation allergique.

U

  • Ultraviolets

    Partie du spectre solaire située au-delà du spectre visible. Les ultraviolets (UV) ont des actions biologiques importantes. On distingue : - Les UVB, de longueur d’onde comprise entre 280 et 320 nm. Ce sont les principaux responsables des coups de soleil (phototoxicité aiguë) ; - Les UVA, de longueur d’onde comprise entre 320 et 400 nm. Ils ne donnent pas de coups de soleil, mais sont responsables d’un certain nombre de photosensibilisations. Cette distinction est utile en photobiologie fondamentale, et pour certains traitements par ultraviolets (photothérapies). Mais en pratique, pour se protéger des effets à long terme des ultraviolets, vieillissement cutané et cancers de la peau, il faut se protéger contre tous les ultraviolets. C’est ce que réalisent les produits de photoprotection actuels.

  • Urée

    Petite molécule naturelle dérivant du métabolisme des protéines. L’urée est un des facteurs naturels de l’hydratation de l’épiderme. Lire la suite

  • Urticaire

    Vient du latin urtica, ortie. L’urticaire est une réaction cutanée fréquente qui consiste en des papules, ou plaques rouges surélevées, de taille variable, très prurigineuses. Elles sont fugaces, ne durant que quelques heures, disparaissant pour éventuellement apparaître en d’autres endroits. Il est important de déterminer la cause d’une urticaire. Ce peut être une prise médicamenteuse, un aliment, ou une autre cause. Bien que l’urticaire mette en jeu des mécanismes immunologiques proches, elle ne fait pas partie des maladies atopiques et n’est pas particulièrement fréquente chez les atopiques.

  • UVA

    Voir Ultraviolets.

  • UVB

    Voir Ultraviolets.

V

  • Vaccination anti-variolique

    Découverte par Jenner en 1776, la vaccination anti-variolique (VAV) a été un progrès médical considérable. Elle a fait disparaître la variole, dont le dernier cas a été observé en 1977. Depuis, la VAV n’est plus obligatoire, mais elle pourrait le redevenir, par exemple chez les personnels militaires en cas de menace de bioterrorisme. La dermatite atopique est concernée car elle constitue une contre-indication au VAV, qui déclenchait des infections graves, appelées eczema vaccinatum, et semlables à l’eczeema herpeticum (voir ce terme).

  • Vaccinations

    Les vaccinations sont des protections efficaces contre des maladies infectieuses qui autrefois étaient graves ou mortelles, comme la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, … Il est très important pour tous les enfants de respecter le calendrier vaccinal qui débute vers l’âge de trois mois. Les enfants atopiques doivent être vaccinés comme tous les enfants, l’eczéma ne contre-indique aucune des vaccinations actuelles. La seule exception était la vaccination anti-variolique (voir ce terme), mais celle-ci n’est plus pratiquée.

  • Varicelle

    Maladie infantile due au virus varicelle-zona, du groupe des herpesvirus. La varicelle est une maladie pratiquement obligatoire de la petite enfance. Elle se manifeste par de petites vésicules sur base rouge, disséminées sur tout le corps. Elle peut laisser des cicatrices, surtout en cas de grattage ou de surinfection. Lire la suite

  • Vaseline

    Corps gras issu du pétrole (vaseline en anglais se dit petrolatum). La vaseline est un hydratant très efficace et sûr, mais pas très agréable à utiliser. Son effet principal est de s’opposer à la déshydratation de l’épiderme en formant un « film » à sa surface.

  • Verrues

    Petites tumeurs bénignes dues à des papillomavirus. Les verrues des doigts sont fréquentes dans la petite enfance. Elles n’ont pas de caractère particulier chez les atopiques.

  • Vésicule

    Petite élévation de la peau, remplie de liquide jaune clair. Les eczémas, et donc la dermatite atopique, comportent des vésicules. Mais celles-ci ne sont pas toujours visibles, soit parce qu’elles sont très petites, soit parce qu’elles sont rapidement rompues par le grattage. Le suintement de l’eczéma résulte de cette rupture des vésicules.

  • Vitiligo

    Maladie cutanée fréquente, caractérisée par une décoloration complète de la peau, qui est parfaitement blanche, sans autre anomalie. Le traitement du vitiligo est difficile. Certaines photothérapies (UVB) sont efficaces. Lire la suite

W

  • Wiskott-Aldrich

    Maladie génétique rare comportant un eczéma grave proche de la dermatite atopique, un déficit en plaquettes sanguines entraînant des saignements, et une sensibilité aux infections.

X

  • Xérose

    Sécheresse de la peau. La xérose de la peau est le signe d’un dysfonctionnement épidermique qui favorise les démangeaisons et la pénétration de microbes et d’allergènes.